Les clés d'un territoireLe Centre d'Interpétation du Pays Montmorillonnais ouvre en juillet 2008. Il est installe dans un des batiments rehabilites et adaptes a ses nouvelles fonctions liees à l'accueil des publics. Il est installé sur le site de Juillé, Saulge, 5 km de Montmorillon. |
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L'Ecomusée souhaite, en partenariat avec d'autres structures, contribuer au rapprochement entre publics ruraux et citadins. Il se positionne comme un médiateur entre publics urbains et ruraux et comme un outil d'affirmation de l'identité; du Pays Montmorillonnais, à partir de la valorisation de l'histoire et des savoir-faire locaux.
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| L'ancienne ferme de Juillé représentative de l'histoire rurale du Pays Montmorillonnais |
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| Le Centre d'Interprétation | |
ESQUISSE DE TEXTE FONDATEUR Le territoire du Pays Montmorillonnais, qui est celui dont l’Ecomusée porte témoignage, s’étend sur les 47 communes du sud est de la Vienne. C’est un pays de transition, qui s’exprime par la diversité de ses paysages, de son habitat rural, de ses ressources, de ses traditions. Toutefois, l’identité de ce territoire rural, très marqué par l’agriculture, se situe aujourd’hui dans l’attachement partagé de ses habitants à la qualité de leur cadre de vie et à leur volonté de le valoriser, tout en assurant sa préservation. Juillé, sur la Commune de Saulgé, était un hameau consacré à la production agricole. L’histoire de l’unique ferme de ce hameau, à être parvenue jusqu’à nous, est connue malgré quelques lacunes depuis le XIV ème siècle. Elle est représentative, au cours du temps, de l’histoire socio-économique et rurale du Pays Montmorillonnais. Très proche de la Gartempe, mais déjà sur le plateau, à la campagne mais à quelques kilomètres seulement de la ville de Montmorillon ; encore en Poitou mais aux limites des anciennes provinces du Berry et de la Basse Marche, et aujourd’hui de trois régions, le site de Juillé exprime les multiples influences qui se manifestent en Montmorillonnais. Lieu identitaire, entre mémoire et territoire, le panorama offert à Juillé n’évoque pas seulement un passé à transmettre, mais surtout une réflexion sur les réalités d’aujourd’hui et les perspectives de demain, au travers d’un parcours ludique et accessible à tous. Ainsi, l’objectif est de faire appréhender la multiplicité des interactions en jeu au sein du territoire, pour comprendre la situation présente, et de contribuer à réduire la distanciation sociale et culturelle qui existe aujourd’hui entre les consommateurs citadins majoritaires et les producteurs ruraux en nombre de plus en plus restreint. Pour atteindre cet objectif de recherche de cohésion sociale grâce à l’approche culturelle, l’Ecomusée propose le thème des échanges de nourriture et de services au cours du temps entre agriculteurs producteurs d’aliments et citadins consommateurs. Cette thématique permet de décliner de multiples comparaisons entre hier et aujourd’hui, ici et ailleurs, et d’explorer les pistes pluridisciplinaires d’interprétation à différents niveaux de lecture. C’est ainsi que le fil conducteur pertinent et accessible pour les visiteurs locaux et les touristes, les jeunes, les familles et les publics seniors pourrait être : « Les échanges de nourriture et de services entre la campagne et la ville sont permanents, mais évoluent selon les habitudes alimentaires et les conditions socio économiques de chaque époque ». |
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| L'histoire de Juillé | |
La première mention date de 1346 et indique que le village de Juillé, peuplé de petits tenanciers, relève de la Maison-Dieu de Montmorillon. A partir du XVI ème siècle, la famille Babert qui appartient à la Sénéchaussée de Montmorillon s'implique dans une patiente stratégie aboutissant à l'orée du XVIII ème siècle, à la constitution d'une grande métairie. Elle regroupe l'ensemble des terres du village, ainsi que le rachat de l'ancien fief de la Motte Charon, à trois cents mètres de la métairie. Il est sans intérêt économique, mais sa valeur juridique et symbolique permet la naissance de la branche des Babert de Juillé. En 1870, la métairie de Juillé (vaste domaine de 800 hectares) est rachetée par un propriétaire de Montmorillon qui installe un régisseur au logis de Juillé, pour la gestion des métairies. Cette famille achève les défrichements des brandes, procède à des aménagements pour la gestion de l'eau, investit dans des constructions de dépendances agricoles, conformes aux nouvelles orientations de l'agriculture : vers l'élevage des bovins, des porcs et pour Juillé, dont les terres sont bien exposées, la culture de la vigne. A la dispersion du domaine, vers 1960, la ferme de Juillé est acquise par un entrepreneur de travaux agricoles qui fait exploiter les terres par des salariés, jusqu'en 1975. Ses héritiers citadins décident alors de vendre les terres et de conserver les bâtiments. La propriété est dispersée ; mais les bâtiments inadaptés aux nouvelles techniques agricoles, et une douzaine d'hectares de terres ingrates, de bois, et un petit étang ne trouvent pas d'acquéreur. Le contexte socio-économique des années 1990 n'incite pas aux investissements dans l'agriculture. |
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